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 C O N T E X T E

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Eternality
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EMPLOI ? : Kick Your Ass Honey
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MessageSujet: C O N T E X T E   Lun 4 Fév - 20:05



    Nous sommes le 17Janvier 2036, dans un petit comté nommé Heaven City, situé au nord des Etats-Unis, à la limite de la frontière canadienne.

    Tout d'abord, laisser moi me présenter :
    Je m'appelle Edward Buckett, anciennement météorologue pour le Weather Office of New York, et ceci est le court récit de mon escale dans cette ville damnée, qui changera à jamais ma vie.

    " Il y a 30ans, alors que j'étais encore dans la force de l'âge, je me rendit en compagnie de mon meilleure ami Adam Crook dans ce petit patelin paumé afin d'y effectuer des recherches sur le climat local plutôt instable. En effet, des études depuis nos bureaux à New York nous alertèrent que cette zone précise était souvent sujette à de fortes perturbations climatiques du genre tempêtes et précipitations excessives.
    Nous y restèrent donc un bon mois. A part le temps pluvieux - Qui s'expliquait par une dépression fixée au-dessus de cette zone bien précise - rien d'anormal ne s'y déroulait. Les gens vivaient tranquillement leur petite routine sans se soucier du reste.

    Vie tranquille du moins jusqu'à ce fameux soir d'orage.
    Adam et moi faisions route à bord de mon vieux van pourri de l'époque afin de retourner sur New York, nos recherches étant terminées. En chemin, nous croisâmes 3 jeunes gens trempés de la tête aux pieds, faisant du stop.
    Vu le temps, et la fréquence de passage des voitures sur cette route, nous ne purent nous résoudre à les laisser à une vingtaine de kilomètres du motel le plus proche ...
    Nous nous stoppèrent donc et les invitèrent à prendre place à l'arrière du véhicule. Nous firent ensuite demi-tour en direction d'Heaven, en bon samaritain naïf que nous étions.

    Le trajet fut des plus silencieux, malgré le fait qu'Adam - Qui était un éternel grand bavard - essayait d'engager la conversation, sans grands succès.
    De temps à autre, je leur jetais des coups d'oeil furtif depuis le rétroviseur : Leur visage était livide et pâle, sans aucunes expressions, tandis que leurs yeux vides fixaient droit devant eux d'un air absent. je ne m'en soucia pas, mettant cette attitude sur le dos de la fatigue.

    A mi-chemin, l'un des 3 voyageurs brisa le silence et me pria gentiment de me garer sur le bas-côté, prétextant une envie pressante
    Insouciant, et ne devinant pas ce qui allait rapidement se produire, je m'exécuta.

    La suite se passa si vite ... C'est encore flou dans ma mémoire ... Le choc sans doute ...
    Je me rappelle des cris d'Adam quand l'un des autostoppeurs lui attrapa la gorge, l'immobilisant contre le siège, avant de réaliser que j'avais le droit au même traitement. Doucement, tandis que nous nous débattions contre nos adversaires dotés d'une force colossale, le type du milieu s'avança vers mon ami et planta ce qui semblait être des crocs dans le cou d'Adam.

    J'étais horrifié. Impuissant, je regardais la vie s'échapper lentement du corps de mon ami, hurlant à pleins poumon dans un ultime débat pour ma survie.
    L'étreinte autour de mes épaules se relâcha, et les monstres quittèrent mon véhicule d'un air paniqué.
    Je me doutais bien que ce n'était pas moi qui provoquait chez eux cette réaction, vu ma situation ...
    En réalité, ils fuyaient une silhouette que j'arrivais à peine à calculer depuis l'endroit où j'étais. Tout ce que je put affirmer avant de perdre connaissance, c'était que cette forme venait dans ma direction.

    Puis, plus rien. Le trou noir.

    Lorsque je repris mes esprits, je me trouvais dans un lit miteux, dans un coin d'une cabane en bois. Non loi de moi, un homme d'une quarantaine d'années aiguisait une impressionnante machette dans un geste sec et répétitif.
    Je me relevait, doucement et précautioneusement. Je compris bien vite que j'avais la clavicule cassée lorsque je découvrit un bandage autour de mon torse.
    J'émis un léger gémissement de douleur, ce qui attira l'attention de mon sauveur

    Nous nous fixèrent quelques secondes. Aucune parole ne sortait de ma bouche, mais l'homme comprenait à mon regard que je lui étais reconnaissant pour ce qu'il avait fait.


    - Désolé pour votre ami, Finit-il par dire d'une voix neutre.

    Je compris bien vite qu'il était le genre d'homme habitué à cotoyer la mort, vu le ton de sa voix dénué de la moindres trace de tristesse.

    Lentement, je m'assit sur le bord du lit, jetant des regards inquiets sur la multitude d'armes qui remplissait la petite pièce : Il y avait plus de couteaux et de pistolets que de meubles ...
    J'ouvris la bouche, mais n'étais pas vraiment sûr de ce que je voulais dire exactement ... L'homme me facilita la tâche en reprenant la parole :


    - Non vous ne devenez pas fou, ou alors nous le sommes tous les deux ...

    Il reporta son attention sur sa machette. J'avoue que sur le coup, le fait que ce type soit cinglé ne m'aurait pas étonné vu la situation, mais je m'abstins de faire un commentaire.

    Finalement, devant mon regard interrogateur, il fit pivoter sa chaise pour se placer face à moi.
    Il prit une nuit entière pour me parler de tout ce qu'il avait vu. J'étais horrifié par ce que je venais d'entendre, moi qui croyais que les histoires de vampires n'existaient qu'au cinéma ...
    J'étais terrifié, certes ... Mais en même temps j'étais fasciné ! Moi qui étais un grand cartésien, je me retrouvais dans un nouvel univers totalement inconnu et j'avais soif d'en apprendre d'avantage.

    10 années passèrent, J'étais resté en contact avec l'homme qui m'avais sauver. C'est d'ailleurs lui qui m'a tout apprit pendant ces dix longues années.
    Après sa mort, je décidais de reprendre le flambeau, écrivant certaines notes et découvertes dans un maigre journal.
    "


Si vous avez trouvé ces quelques lignes, c'est que je suis probablement mort à l'heure qu'il est. Comment ? Je laisse planer le doute à ce sujet ... Sachez juste une chose : L'éternité c'est long, surtout vers la fin { Woody Allen }


Dernière édition par le Sam 16 Fév - 21:00, édité 14 fois
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