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 Lou l A song on the moonlight___*

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Lou Berisford

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Nombre de messages : 1
GROUPE ? : Hunter.... enfin officiellement
EMPLOI ? : Etudiante 5 jours sur 7, environ 4 à 8h heures par jour.
HUMEUR ? : Taquine___*
Date d'inscription : 08/03/2008

MessageSujet: Lou l A song on the moonlight___*   Dim 9 Mar - 20:06

Le soleil se couche sur la petite ville d’Heaven City, un nom plutôt paradoxal si l’on y réfléchi bien et que l’on prend en compte les créatures qui y habitent ne trouvez vous pas ? Mais bon ce genre de réflexions la petite brunette assise sur le rebord de son balcon niché au deuxième étage de sa grande maison n’y pense guère, en tous cas plus depuis longtemps maintenant. Ses yeux bleus profonds sont captivés par le spectacle qui se déroule devant elle, en l’occurrence la fin du voyage accompli par l’astre solaire, ses rayons rougeoyants baignant le paysage d’une lumière chaude, caressant les feuilles, balayant l’herbe et tout semble alors vaciller, un instant, un court instant, le temps d’une respiration, d’une hésitation et la brillante lumière devient sang inondant tout autour d’elle, annonciatrice d’un présage morbide auquel pourtant plus personne ne semble prendre garde…et puis…plus rien… La lumière disparaît au profit de l’obscurité sans fin d’une nuit où les quelques étoiles semblent avoir du mal à ne pas s’enfoncer dans les ténèbres. La ronde lune remplace l’astre chaud, le vent frais remplace la douce bise, et les petits cumulonimbus blanchâtres deviennent orageux.
Balançant doucement ses jambes dans le vide, la demoiselle remet délicatement une mèche de ses longs cheveux bruns que le vent avait déplacé derrière son oreille. Ses yeux ne quittent pas la lune, si belle, si ronde, presque pleine, quelques jours précèdent encore la pleine lune, elle le sait très bien, mieux que quiconque, elle le sent, et à mesure que le grand soir approche elle sent son être bouillonner un peu plus de secondes en secondes.
Inspirant une grande goulée d’air frais la jeune femme détourne son regard de l’astre et attrape un couteau dont elle fait jouer la lame entre ses doigts graciles et fins.
Un bruit de porte, une seconde d’inattention et…


« Aie »
Son index s’en trouve meurtri, et elle observe avec mélancolie la petite goutte vermeille glisser le long de sa peau pâle que la lumière nocturne rend diaphane avant de laisser glisser sa langue le long de la traînée et de poser sa bouche sur la petite plaie arrêtant ainsi l’hémorragie naissante.

Ses yeux presque tristes suivent alors la silhouette masculine qui sort de la bâtisse, un soir de plus, sans un mot, sans un regard. Doucement elle soupire, dire qu’à peine un an auparavant tout était différent.



FLASHBACK

La jeune femme assise sur le rebord de son balcon lit tranquillement un livre, le vent doux venant caresser son visage et faisant voleter ses cheveux ondulés. Soudain la porte fenêtre s’ouvre brutalement et un homme âgé d’environ 25 ans en bondit et tire la cadette par le bras la ramenant ainsi fermement sur le balcon. Sourcils froncés et lèvres pincées il entame alors son speach habituel.

« Combien de fois d…. »
Il n’a même pas le temps de finir qu’une voix féminine, en l’occurrence celle de son interlocutrice le coupe pour reprendre exactement la même phrase.
« Devrais je te dire de ne pas t’asseoir sur le rebord, c’est dangereux tu pourrais tomber…. Je sais, je sais... »

L’homme soupire mais ne peut empêcher un petit sourire de naître sur son visage lorsqu’il croise les yeux bleus et rieurs de sa jeune sœur.

« Aller vient on va manger, sale gosse »
Ce n’est qu’après lui avoir puérilement tiré la langue et avoir chahuté quelques instant avec son aîné que la jeune femme s’obtempère et descend gaiement dîner en compagnie de sa famille.


FIN DU FLASHBACK


Rouvrant ses paupières qu’elle avait closes quelques secondes auparavant la jeune femme sent ses yeux s’humidifier au souvenir de cette famille unie qu’ils étaient… avant… avant… ce mot lui est si amer à présent que sa famille est brisée. Son frère aîné Elliot s’est brusquement renfermé sur lui-même il y a un an, après la soit disante mort de son meilleur ami dont il se sent responsable, et sa jeune sœur Rebecca a construit autour d’elle des murs qui se renforcent chaque jour un peu plus alors qu’elle se conforte dans son comportement de détestable peste.
Autrefois, la famille Berisford était réputée partout pour la bonne entente de ses membres, les liens solides qui liaient ses enfants et le fait que ceux-ci étaient adorables. Aujourd’hui le manoir Berisford ne résonne plus des rires d’enfants, il ne respire plus la bonne humeur qui l’avait animé tant d’années durant, seul le silence accompagne maintenant les murs de cette antique bâtisse dont les membres ne font que se croiser, échangeant à peine les banalités d’usages dont les inconnus sont gratifiés. L’absence parentale n’aidant en rien à améliorer cette situation.

Il faut avouer que notre jeune protagoniste s’inquiète énormément pour les membres de sa famille, c’est naturel chez elle, ce besoin de prendre soin des gens qu’il y a autour, ainsi elle essaye autant que possible de protéger sa jeune sœur mais n’obtient que mépris et rejet de sa part, ce qui la blesse profondément. Surtout quand elle se rappelle de leur jeunesse, lorsque Rebecca était toujours fourrée dans ses jupes, ou que sont côté garçon manqué ressortait, qu’elle s’attirait des ennuis et qu’elle venait quérir l’aide de son aînée pour aller se bagarrer.
Il en est de même pour Elliot, de 6 ans son aîné, lorsque elle-même était en âge de découvrir le monde elle était tout le temps collée à ses chaussures, et restait sans cesse avec lui et Ellie, ses grands yeux bleus toujours avides des nouveaux exploits que pouvaient accomplir son héro de grand frère, tandis que sa petite main venait toujours chercher la sienne. Toutes les fois où il l’avait protégé, leurs jeux, leurs bagarres, leurs rires, leur complicité. Tout s’était envolé et ces souvenirs étaient d’autant plus douloureux que la Miss ne s’était jamais sentie aussi seule de toute sa vie. En outre, elle était parfaitement consciente de la souffrance de son frère, et de sa sœur et son incapacité à les aider la rongeait un peu plus chaque jour, comme un lent poison qui s’infiltre dans vos veines et vous dévore l’âme.

Jaugeant le fait que son frère était déjà loin de la maison, la jeune femme rangea son arme, noua ses cheveux, et sautant souplement atterri dans l’herbe deux étages plus bas. Malgré tous les inconvénients que sa condition lui apportait, la jeune femme profitait toujours avec amusement des capacités que lui offraient l’approche de la pleine lune, stimulant son corps, la rendant plus vive, rapide et forte, même si à choisir elle aurait préféré rester normale, elle avait fini par accepter sa tare et essayait d’en tirer profit.

Ayant surpris un soir son frère en plein combat avec un vampire elle avait décidé d’en faire de même s’était entraînée, et depuis quelques mois déjà, elle sortait régulièrement le soir chasser quelques êtres nocturnes. Malgré le fait qu’elle soit débutante sa différence avait toujours été un atout pour elle et depuis 6 ans déjà qu’elle avait été mordue elle savait jauger ses pouvoirs et les utiliser à bon escient.

Elle se souvenait sans mal de sa première pleine lune et de la surprise qui l’avait habitée lorsqu’elle avait sentie son corps se faire douloureux. La souffrance avait été indicible, comme un brasier qui aurait brûlé chaque parcelle de son être, la torturant de longues minutes, sa conscience s’effaçant peu à peu pour ne laisse place qu’à un instinct animal, sauvage. Toute son apparence avait basculée en un instant, passant de l’être frêle d’apparence angélique à la bête démoniaque et avide de sang. En une fraction de seconde la jeune femme de carrure normale qu’elle était (environ 1m63 et 40kg) était devenue une bête de plusieurs mètres d’envergure, ses jambes fines et athlétiques laissant place a des pattes musculeuses et griffues, tout comme ses fins bras, ses graciles mains de pianiste se munirent de griffes tranchantes, son visage anguleux se déforma, ses yeux bleus océans virèrent au bleu électrique, la pupille se fendant pour lui procurer le regard d’un prédateur, son nez légèrement en trompette s’allongeant en un museau canin, rude et ciselé, sa bouche aux lèvres charnues et rosées qui cachait un sourire tendre et doux disparue au profit de babines baveuses munies de crocs impressionnants, aux canines proéminentes et incisives coupantes, ses oreilles s’allongèrent et ses longs cheveux bruns légèrement ondulés laissèrent place à un épais manteau de poils noirs et rugueux. Ses sens devinrent surdéveloppés au point qu’elle arrivait à voir dans la nuit comme en plein jour, qu’elle entendait les respiration d’être vivants situés à plusieurs mètres d’elle ou qu’elle arrivait à sentir l’odeur du sang à plus d’un kilomètre de sa position… odeur qui l’attira immédiatement.
En outre, si la cadette Berisford était une jeune femme d’allure sportive il n’en était rien comparé aux mouvements qu’effectuait la créature, rapides souples, bruts.

Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin, tout son corps avait été douloureux, ses yeux fragiles, sa peau nue frissonnante dans la rosée du petit jour et elle avait un horrible goût métallique dans la bouche. Se n’est qu’en découvrant les carcasses déchiquetées, évidées de tout un troupeau de brebis que la jeune fille prit réellement conscience de ce qu’il lui était arrivé. Il était vrai qu’un mois auparavant elle était sortie en cachette de chez elle avec des amis se balader dans la foret histoire de se « foutre la frousse » comme ils avaient alors dit. Ca pour avoir peur elle avait eu peur, la sensation constante d’être poursuivie l’avait poussé a rentrer chez elle en courant plus vite qu’elle ne l’avait jamais fait, et en se lavant le lendemain elle avait découvert une griffure parcourant la totalité de son dos, si cela l’avait effrayée elle n’avait jamais au grand jamais imaginée devenir une créature mi femme mi loup.

Cela faisait à présent 6 ans qu’une fois par mois elle s’éclipsait pour se rendre au plus profond de la foret avoisinante, s’attachant comme elle le pouvait, même si elle savait cette précaution inutile, cela ralentissait toujours un minimum la bête. D’ailleurs jusqu’ici elle n’avait tué que des animaux, enfin à sa connaissance et elle faisait tout pour que cela dure tout en essayant de préserver son secret, elle n’osait imaginer la réaction de ses proches s’ils apprenaient qu’elle n’était qu’une créature monstrueuse, poilue et diaboliquement avide de chair fraîche.

La brunette sorti donc à son tour du manoir, parcourant simplement la ville à la recherche d’un ennemi à combattre, elle laissait ses pensées divaguer de ci de là. C’est d’ailleurs un des principaux traits de caractère de la jeune femme en fait. Elle a tout le temps la tête dans la lune et il n’est pas rare de voir ses grands yeux bleus se perdre l’espace d’un instant, donnant à son visage cet air mystérieux qui lui sied si bien. Il faut dire que la Miss est une personne plutôt facile à cerner, gentille souriante, toujours prête à aider, certains se diront peut être que tout ça n’est que du bluff, mais les gens qui la connaissent vraiment savent que c’est dans sa nature de penser d’abord aux autres et ensuite à elle. Cela fait d’elle quelqu’un de sociable, à la parole gaie, quoique timide parfois face à des inconnus, c’est une personne au contact facile, le genre de personne qui attire tout naturellement les autres vers elle sans avoir à faire quoi que soit, juste parce que son sourire constamment accroché à ses lèvres et son comportement la rende agréable.
Bien sûr elle n’a pas que des qualités, comme tout être humain, enfin ce n’est peut être pas vraiment le terme approprié ici mais bon… comme tout individu, elle possède ses qualités et ses défauts. Ainsi est elle paresseuse, jalouse, mauvaise joueuse ou susceptible et rancunière.
On pourrait ainsi dresser une longue liste de tous ses bons et mauvais points de caractère que celle-ci resterait à jamais non exhaustive… Néanmoins il faut quand même savoir que la brunette est une bien piètre menteuse et que c’est une personne aux tendances… hum… maladroites.

C’est ainsi sans surprise alors qu’elle faisait sa ronde, que la demoiselle trébucha sur un pavé et se retrouva nez à nez avec une silhouette sombre. Ne laissant parler que son instinct de survie elle plaqua l’individu contre un mur et alors qu’elle s’apprêtait à lui planter un pieu dans le cœur sans aucune autre forme de procès, un rayon lunaire vint éclairer la face de son interlocuteur et cela la stoppa net dans son mouvement.


[pas fini ==> xD]
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