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 Hantée par ses souvenirs [ Libre ]

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Hell Clarks

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MessageSujet: Hantée par ses souvenirs [ Libre ]   Lun 25 Fév - 13:12

-- Un cauchemar si habituel . Début --

Chacun de leur pas résonnait dans sa tête. Le bruit se répercutait contre ses tempes, provoquant une douleur vive et lancinante. Elle ne pouvait plus retourner en arrière. Elle était bloquée ici, enfermée dans l'armoire de sa chambre. Elle regrettait cette réaction à présent, que la peur avait guidé. Leur voix la fit frissonner. Ils se rapprochaient. Elle entendait des portes s'ouvrir, se claquer. Elle savait pourquoi ils faisaient ça. Ils s'assuraient sans aucun doute qu'il ne restait plus aucune personne vivante. Bientôt, sa chambre serait la prochaine.

Deux options s'offraient à elle. Soit elle fuyait, soit elle restait ici. Optant pour la deuxième, elle ne put cependant pas la réaliser. Ses jambes ne lui obéissaient plus, tout comme le reste de ses membres. Elle était tétanisée. Sa respiration devint rauque et bruyante. Elle devait absolument se calmer si elle ne voulait pas être découverte.

Quand la porte de sa chambre s'ouvrit, d'une façon assez originale puisqu'elle fut forcée et fut envoyée à quelques mètres de son emplacement initial, elle sursauta. Elle ferma les yeux et serra ses mains l'une dans l'autre. Elle tentait de maîtriser sa respiration, mais s'était quasiment impossible à faire. Pourtant, il le fallait...Il fallait qu'il y ait un témoin à ce massacre.

Profitant du boucan qui régnait dans la chambre, elle prit une grande inspiration puis ouvrit les yeux. Elle détacha sa main droite de l'autre puis posa avec délicatesse cette dernière sur la porte de l'armoire sur laquelle elle exerça une légère pression qui eut pour effet de l'ouvrir, du moins, de l'entrouvrir.

Elle approcha son visage et pencha la tête sur le côté pour, ne serait-ce que voir une personne. Quand ce fut le cas, elle crut bien que tout ça n'était qu'un cauchemar. Ils étaient étranges, ces personnages. Leur peau était pâlichonne, mais leur bouches et leur mains, elles, étaient teintées d'un liquide rouge vif, dont quelques gouttes vinrent s'écraser sur la moquette beige. Silencieusement, elle commença à refermer l'armoire, geste qui ne parut guère inaperçu puisqu'un petit déclic retentit.

Ne bougeant plus d'un poil, elle se tassa contre le fond de l'armoire et ramena ses genoux près de son visage. Qui étaient-ils? Dans quel but avaient-il agit ainsi? Elle n'en savait rien, mais elle savait, qu'après cette nuit, plus rien ne serait comme avant. Ses yeux se fermèrent tandis qu'elle blottit sa tête entre ses bras et ses genoux.

Elle était rassurée par les bruits provenant de la chambre. Le silence, généralement, ne présageait rien de bon, et ainsi, au moins, elle savait qu'ils étaient occupés à fouiller. Ils balançaient toute sorte de choses qui venaient, pour la plupart, se cogner contre l'armoire.

Après quelques minutes insupportables, elle leva brusquement la tête en entendant la poignée de l'armoire se tourner. Ses yeux observèrent le moindre millimètre d'avancée de celle-ci, mais elle stagna tandis qu'une nouvelle voix masculine retentit dans la pièce. Une voix autoritaire et si mystérieuse à la fois qui ordonna aux personnages présents de quitter la pièce mais aussi l'orphelinat.

Elle ne connaissait pas la raison, mais cette même voix, sans s'en rendre compte, venait de l'enlever d'une sale situation. La poignée fut relâchée, un élan de bonheur parcourut la jeune demoiselle.

Les dernières heures de la nuit furent très longues. Elle n'osait pas sortir de l'armoire, de peur que les individus reviennent ici. Quand le jour se leva, elle s'était assoupie. Les piaillements des oiseaux furent suffisant pour la sortir de son sommeil léger et peu bénéfique. Elle attendit quelques secondes, puis se lança. Elle ne pourrait de toute façon pas séjourner une seule seconde de plus dans cet endroit inconfortable. Elle ouvrit lentement la porte de l'armoire, puis la poussa complètement d'un coup de pied.

Ses yeux se baladèrent de gauche à droite durant quelques secondes, puis, quand tout lui parut sûr, elle quitta le lieu qui lui avait servit de cachette. Elle évita soigneusement de marcher sur les gouttes de sang étalées sur la moquette, puis se rendit dans le couloir. Plusieurs corps étaient étalés par terre, inertes, sans vie. Elle détourna le regard, écoeurée par cette vision, puis se mit soudainement à courir, détalant comme un lapin surprit par un prédateur. Elle glissa à plusieurs reprises, parvenant à chaque fois à garder son équilibre, sautant par dessus les corps.

Elle dévala les escaliers à vive allure, puis se rendit jusqu'au bureau du secrétariat, ou elle entra. Une large mare de sang lui donna un haut-le-coeur. Elle se retourna pour faire dos à la scène. Il n'y avait personne dans la pièce, mais le sol indiquait qu'un corps avait été traîné du secrétariat jusqu'à un autre endroit, les toilettes, qui se trouvaient à quelques mètres de là...


-- Un cauchemar si habituel . Fin --

Toujours le même cauchemar, qui revenait sans cesse hanté Hell. De tels souvenirs étaient insupportables à gérer, même pour quelqu'un d'aussi rude que notre jeune femme.

Elle se réveilla, comme tout le temps, en sueur. Elle passa ses mains sur son visage humide, puis se leva pour se rendre dans la salle de bain ou elle mouilla son visage avec de l'eau. Elle se regarda dans la glace. Elle était épuisée, épuisée par les cauchemars qu'elle faisait chaque nuit, et qui jamais, ne cessaient. Il avait été déjà très difficile pour Hell de surmonter les événements alors qu'elle n'avait que 12 ans à cette époque, pourquoi le sort s'acharnait-elle sur elle, même après une dizaine d'années?

Tant de questions restaient sans réponses. Hell espèrait seulement qu'un jour, ses cauchemars s'arrêteraient, pour de bon.

Elle resta quelques secondes devant la glace, les mains appuyées contre le rebord du lavabo. Elle avait besoin d'air. Elle avait chaud dans cette chambre miteuse. Elle quitta la salle de bain, attrapa son paquet de cigarette et son briquet, et simplement vêtue d'un débardeur blanc et d'un short de la même couleur, elle sortit de sa chambre. Aussitôt, l'air frais vint caresser les moindres parcelles de son corps. Elle ferma les yeux, l'air lui procurant le plaisir adéquate à la situation. Elle était si bien, là, sans bouger et se laissant divaguer selon le rythme du vent.

Pourtant, il manquait quelque chose à ce bien-être. Une bonne cigarette. Ses yeux se réouvrirent alors qu'elle en sortait une du paquet et qu'elle la porta jusqu'à sa bouche, la coinçant entre ses lèvres. Elle l'alluma puis tira une longue bouffée. Elle referma la porte de sa chambre, puis s'appuya contre le mur, observant les alentours. Pas un chat.

Vu l'obscurité qui voilait le motel et tout le reste, il devait être environ 3 heures du matin. Seule la lune en forme de croissant offrait une source de lumière.

Les chambres, aussi bien en face et à côté de celle de Hell étaient toutes éteintes. A cette heure-ci, ça n'était pas étonnant. Si Hell avait prit une chambre ici, s'était tout simplement parce qu'elle s'était offerte une virée nocturne. Disons qu'elle était partie en chasse et que celle-ci avait été plutôt fructueuse.

Un sourire vint se dessiner sur les lèvres de Hell, rien qu'en repensant à cette soirée. Sa cigarette était coincée entre son index et son majeur et libérait une fumée grisâtre qui remontait jusqu'au visage de la demoiselle.

Le calme était apaisant et Hell ne pouvait que se sentir bien.
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MessageSujet: Re: Hantée par ses souvenirs [ Libre ]   Mer 27 Fév - 0:06

    La nuit assouvissait ses heures dernières, comme une fin lente et douce, que rien ne savait arrêter mais qui n’avait nulle importance dans un monde où les temps demeuraient noirs, même au travers des rayons du jour. L’abyssale obscurité enveloppant Heaven City à cette heure de la nuit était ténébreuse, et sans aucun espoir d’échappatoire. Aucune. Le vent était tout juste levé, l’air était frais par la saison corrompant tous les lieux, et la lune n’existait plus en ce ciel d’un noir d’encre, vicieux, et même pernicieux, alors qu’il se complaisait naturellement à laisser peser une ambiance de silence amer et mort, une ambiance de pression et d’oppression, où le moindre mouvement devenait une menace, et où le moindre son devenait une hostilité. Il n’était rien qui fut inoffensif ou anodin dans un tel paysage, à tel point que chaque détail semblait vouloir révéler une issue, une fin, un quelque chose que l’on tentait de deviner, mais qui nous apparaissait finalement comme le dernier des imprévus lors de la présentation du fait accompli et obscur.

    Dans cette ambiance pesante et finalement assez terrifiante, Gabriel marchait de son pas lent mais assuré, l’air de rien, comme si tout n’avait pu être plus normal qu’en cet instant. Il se fondaient merveilleusement avec l’obscurité, et se complaisait même à remuer lentement les mains, de haut en bas et de gauche à droit pour donner des mouvements langoureux et gracieux comme s’il avait pu écouter une musique dont il se plaisait à représenter l’air sous la forme dont l’aurait fait un chef d’orchestre. En réalité, il écoutait la brise, la douce brise qui venait bourdonner à ses oreilles, effleurant sa peau sans qu’il n’ait la possibilité d’en ressentir le froid. Bien au contraire, Gabriel en était incapable, et il murmurait quelques mots, comme s’il avait pu parler au vent ou tout simplement au vide, alors, qu’en réalité, il se plaisait seulement à se répéter lui-même ce qu’il pensait entendre et comprendre de ce courant d’air si silencieux finalement. Gabriel était un être singulier, principalement de nuit, évidemment.

    - Douce nuit enveloppant mon corps lorsque mon âme te fuit …

    Un sourire amusé – qui aurait eu une allure perverse si quelqu’un avait pu le voir – se dessina sur les lèvres et se prononça même avec le temps. Il avait désormais rejoint le petit motel austère et en piètre état et se mit à l’observer d’un air un tantinet absent. Il n’aimait pas particulièrement traîner en quelques lieux normalement, mais il savait qu’Hell y séjournait pour cette nuit comme quelques autres nuits parfois, et bien malgré lui, il voulait la voir. Cette femme le rendrait le fou, s’il ne l’était pas déjà. Elle voulait le tuer, il voulait la tuer, ils se provoquaient, se blessaient, se menaçaient, mais jamais ni l’un ni l’autre ne venait à bout de son adversaire. L’étaient-ils finalement tant que cela ? Gabriel fixait les fenêtres du motel, tout en sachant que la fenêtre sur laquelle son regard venait régulièrement se poser était exactement celle qui donnait sur la chambre de la jeune femme. Ce n’était pas la première fois qu’il venait, et ce ne serait sans doute pas la dernière. Ceci dit, il ne s’était aventuré que quelques fois dans les couloirs de l’endroit, principalement parce qu’il ne voulait pas tomber sur un client qui aurait la mauvaise idée d’attenter à sa vie. Mais il l’avait déjà fait, et ce soir encore, il essayerait.

    Alors qu’il était maintenant arrêté devant l’endroit depuis cinq bonnes minutes à sourire sans raison rien qu’en pensant à elle, Gabriel avança dans le noir enveloppant les lieux. Tout le motel dormait à cette heure-là, et Gabriel n’avait même pas rencontré un loup-garou, un chasseur ou un vampire. Il allait à la rencontre d’une chasseuse, de celle qu’il préférait, et qu’il aimait même pour dire vrai. Il cherchait toujours à la revoir, même s’il savait qu’elle voulait sa mort, principalement pour leurs simplifier les choses. Comment Diable pouvait-il résister à une telle tentation, un tel désir, de tels sentiments ? Qu’on le damne s’il le fallait, Gabriel n’avait déjà presque plus d’âme, et le peu qui lui restait appartenait totalement à Hell, sans même qu’elle ne le sache. Qu’il lise, écoute ou joue de la musique, il revenait éternellement à elle. C’était son divin et simple plaisir quotidien qui n’avaient aucune limite.

    Il s’engouffra dans la pièce qui servait de hall au motel, et fut ravi de voir que rien n’était jamais fermé ici, comme toujours. Evidemment, à Heaven, on ne craignait pas particulièrement les intrusions, et Gabriel n’y venait même pas pour tuer. Par plaisir, ou courtoisie, quoi qu’à trois heures du matin, il fût un peu tard pour une visite de courtoisie, mais qu’importe, il ne pensait même pas la voir. Il ne faisait jamais qu’entrouvrir la porte de sa chambre d’habitude lorsqu’elle venait au motel, posant les yeux sur elle et repartant presque aussi vite. Or, lorsqu’il arrive à destination, son regard tomba sur Hell, et il ne montra pourtant aucune surprise. En fait, il s’en était presque douté. Il effleura le mur du bout des doigts, et d’une voix sobre, il s’annonça. Enfin, en quelques sortes :

    - Je drape la vile nudité de ma scélératesse sous quelques vieux haillons volés à l’Evangeline et passe pour saint à l’heure où je fais le Diable.
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MessageSujet: Re: Hantée par ses souvenirs [ Libre ]   Mer 27 Fév - 12:50

Silencieuse et l'esprit ailleurs, Hell continuait de savourer les moindres bouffées de sa cigarette. Son cauchemar ne représentait plus qu'une infime partie dans ses pensées, mais elle savait, que tout ça ne serait qu'éphémère, et que demain soir, la nuit serait toute aussi agitée. S'était un cercle vicieux duquel elle ne parvenait pas à se dégager. Ses souvenirs étaient si proches, elle se rappelait des moindres détails. A cette époque, elle était si jeune, si innocente. Ce fut bien sûr l'élément déclencheur dans sa traque aux vampires. Pourquoi ce massacre si ce n'est pour le plaisir? S'en prendre à des enfants, elle ne pouvait le supporter. Le destin lui avait offert un chemin, un chemin qui sans cet événement n'aurait jamais eut lieu d'être. Peut-être même que l'existence des vampires lui aurait été secrète. Que serait-t-elle devenue, dans ce cas-là? Serveuse dans un bar miteux, plongeuse dans un restaurant luxueux? Hell n'en savait rien mais en aucun cas, elle regrettait la voie qu'elle avait prise.

Le soupir qu'elle laissa échapper dessina dans l'atmosphère une fumée blanchâtre qui s'évapora ensuite. Sa cigarette continuait de fumer, inlassablement. Plus le temps passait, plus la montagne de cendres à l'extrémité de cette dernière s'agrandissait, prédisant une chute certaine et proche.

Le silence s'était abattu sur tous les environs. Hell en avait bien besoin. Il lui permettait de retrouver son calme et d'oublier cette autre nuit agitée. Elle tira une dernière bouffée de sa cigarette puis l'écrasa contre le mur à ses côtés avant de la laisser tomber par terre. Elle s'apprêtait à retourner dans sa chambre quand elle entendit une voix.

Cette voix, douce et mystérieuse, Hell aurait put la reconnaitre parmis une vingtaine. Elle appartenait à Gabriel. Un vampire qui avait toujours suscité un vif intérêt chez elle. Les rares fois ou ils se retrouvaient face à face viraient à la provocation. Hell avait beau jouer sa meilleure carte, cela ne changeait rien à ses sentiments. Il s'était éprise d'elle, et réciproquement. L'avouer ne faisait pas partie de ses priorités, de toute façon, elle était consciente que cela était inutile puisqu'elle était certaine qu'il le savait.

Et puis, à quoi bon, puisqu'elle avait un projet en tête...Etrange pour une femme amoureuse, mais naturel pour une chasseuse. Tuer l'homme aimé. Elle avait essayer plusieurs fois, sans jamais parvenir à arriver au bout de ses actes. Quelque chose au fond d'elle lui interdisait de faire ce que son esprit de chasseuse lui dictait. Elle ne parvenait ni à refouler ce quelque chose, ni à l'ignorer. Il était encré en elle et rien n'y changerait.

Le simple fait de voir Gabriel créait en elle comme une montée d'adrénaline qui se mélangeait à un sentiment de haine et à un sentiment amoureux. Elle lui en voulait. Elle lui en voulait de chercher sans cesse sa présence, car tout cela ne rendrait les choses que plus compliquées. Peut-être que le temps finirait par effacer cette interdiction tapis en elle. Mais cet espoir était voué à l'échec. Elle savait que si elle voyait Gabriel dans une situation qui le mènerait à la mort, elle interviendrait, alors comment pourrait-elle le tuer de ses propres mains?

Le visage de l'homme était faiblement éclairé par le croissant de lune. Elle connaissait les moindres traits et détails de son visage, et pourtant, elle ne se lassait jamais de le regarder.

Elle ne lui répondit pas tout de suite, regrettant d'avoir gâcher puis écraser sa cigarette qui lui aurait bien été utile en cet instant. Son regard se porta en face d'elle, sur la fenêtre d'une chambre, toute aussi silencieuse que les autres. Ce motel accueillait principalement des chauffeurs routiers et des motards, et pour eux, seule la nuit était synonyme de repos.

Enfin, la voix de Hell se fit entendre. Le ton qu'elle employa lui était bien personnel. A la fois sévère et froid, il ne laissait transparaitre aucun sentiment positif. Pourtant, parler ainsi n'était utile que dans la prolongation de l'image qu'elle souhaitait se donner face à Gabriel.


" Qu'est-ce que tu fais ici? "

Elle ne le regardait pas, pourtant, elle était prête à lui faire comprendre qu'il n'était pas le bienvenue. Elle ne voulait pas en arriver là, mais s'il continuait sur cette lancée, elle en serait forcée. Elle avait apprit à mentir, et ce, depuis sa rencontre avec Gabriel. Elle estimait que parfois, mettre des barrières, aussi superficielles soient-elles, valait mieux que s'offrir à un jeu aussi tentant que dangereux.

Elle croisa les bras pour se réchauffer un peu. L'atmosphère qui lui était précédemment si douce et si enveloppante lui était à présent froide et repoussante. Les vêtements qu'elle portait étaient loin de faire l'affaire. Elle aurait très bien put rentrer dans sa chambre et ignorer Gabriel, mais malgré tous ses ressentiments, elle en était incapable. Tiraillée entre l'envie qu'il parte et l'envie qu'il reste, elle se perdait dans ses propres pensées et restait là, plantée dans un froid glacial, vêtue d'un simple débardeur et d'un short.
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MessageSujet: Re: Hantée par ses souvenirs [ Libre ]   Mer 27 Fév - 13:18

    - Hell, tu me déçois. Ne t’a-t-on jamais dit qu’une bonne conversation commençait par de bons mots ?

    Il lui adressa un sourire entre amusement et sarcasme, tout juste du Gabriel, et arqua légèrement un sourcil comme s’il avait pu réellement attendre une réponse de la part de la jeune femme. C’était également dans ces moments-là que l’on se rendait compte qu’il avait vécu bien des siècles avant celui-ci, car ses habitudes à commencer par la civilité n’était pas les mêmes que maintenant. Gabriel faisait inévitablement avec son temps mais la courtoisie restait de ses mœurs. Pourtant, il n’avait jamais quelque riche bourgeois, bien au contraire, mais sa condition de vampire lui avait appris bien des choses et l’avait fait monté en quelques sortes de quelques classes sociales. Depuis lors, il observait toutes les règles de bonne conduite, principalement en présence de femmes. Archaïque, peut être bien, mais n’était pas l’excentrique Mr Linderman ? Ne faisant strictement rien comme tout le monde, il faisait justement tout comme personne.

    - Tout d’abord, révérence, salut et sourire. Oh, je ne demande pas de la crédibilité.

    Il sourit un peu plus, et il fit ce qu’il disait au mot près. D’une attitude lui étant propre, Gabriel se courba sur lui-même, conservant un sourire qui devenait un peu plus jovial avec le temps, qu’il ponctua d’un mouvement de main effleurant presque le sol. Il se redressa enfin, lentement et gracieusement, comme il en avait toujours eu l’habitude, et alors que son regard se posait sur Hell, il ne sut plus vraiment ce qu’il avait l’intention de faire. De toute façon, il n’avait dans l’idée de ne lui répondre que bien après, alors elle devrait se contenter de ses excentricités, qu’importe que cela lui déplaise, et même si Gabriel savait qu’elle ne voulait le voir que disparaître, lui ne désirait pas se priver de s’entretenir quelques instants avec elle. Dans sa vie de vampire, passer un peu de temps en compagnie de cette chasseuse était un rare moment de plaisir, car le reste du temps, il repoussait des avances de camps de vampires adverses ou jouait de quelques provocations pour qu’on daigne le laisser en paix.

    - Ensuite, un aimable « Bien le bonjour ». Ou un « salut » comme vous le dites.

    Et il ne cessa pas de sourire. Ce qu’il aimait la provoquer à force de petites remarques et même si Hell était profondément frigide et assassine, Gabriel avait son propre talent, car lui était, en revanche, plutôt chaleureux pour un vampire. Il préférait jouer avec humour de toute situation, pour mieux s’en satisfaire ou s’y complaire, car il lui paraissait important voire nécessaire de demeurer lui-même en toutes circonstances. Gabriel n’était ni fou, ni humain, ni vampire, Gabriel était sans doute un peu des trois à la fois, et même plus en réalité. Il était complexe mais s’exprimant en simplicité, il était difficile mais présentait la facilité, il était même mystérieux et distant, mais il offrait toujours, à qui venait à lui sans distinction aucun, des réponses et des pistes pour savoir qui il se trouvait être. Qui avait la réponse ? Mais personne, évidemment. Peut être même qu’il ne les possédait pas lui-même.

    Avant d’oser répondre, il prit le temps de l’observer. Ce ne fut pas un de ces regards lubriques ou intéressés qu’un homme savait porter à une femme, c’était plutôt un regard appréciateur, valorisant même, car Dieu – et Gabriel se permettait sincèrement de blasphémer sur ce point – seul savait combien Gabriel ne voyait jamais en une femme un désir ou une envie. Courtiser une femme n’avait jamais été de ses « loisirs » ou de ses « luxes ». En réalité, Hell était sans doute la première femme qu’il eut aimé durant son existence tant mortel qu’immortel, mais elle n’était guère obligée de le savoir. Ce n’était pas nouveau, c’était bien plus que cela pour lui. Lorsqu’il posait les yeux sur elle, il gardait cet instant de « bonheur » ancré dans son cœur, son corps et son esprit sans qu’il ne sache s’en séparer sous plusieurs jours. Et lorsque cela arrivait, il voulait inévitablement la voir de nouveau. Se disant que ce serait la dernière fois, son aspect humain survivait à celui d’un vampire assoiffé de sang, et il cédait de nouveau à ce qu’il avait pris pour habitue de nommer « la divine et mortelle tentation humaine ». Peu commun. Encore et toujours.

    - Et la réponse me paraît pourtant évidente.

    Il mettait encore son petit temps pour répondre, car, sans cela, il n’aurait plus été Gabriel Linderman, mais il savait qu’il devrait bien se confesser à un moment ou à un autre, quoi qu’il décida que ce ne serait guère maintenant. Après tout, elle le savait très bien, et il lisait clairement toute l’amertume que cela inspirait à son interlocutrice. Il en était en partie chagriné sans aucun doute, mais pourquoi renoncerait-il à quelque chose qui leurs plaisait réciproquement ? Ce qu’elle ne faisait pas, il le ferait pour elle, il n’en doutait pas une seconde. Elle se contentait d’être frigide, et lui d’être lui-même. Qu’importe qu’ils soient ennemis, s’il avait encore eu assez d’âme pour cela, il se serait certainement damner pour elle. Difficile de dire de quoi il était capable pour une femme qui menaçait sa vie mais dont il était désespérément épris, mais tout portait à croire qu’il aurait défié les plus grandes menaces connues et inconnues, pourvu qu’il puisse lire une fois dans ses yeux, rien qu’une seule fois, que ses sentiments palpitants étaient bien réciproques.

    - Me promenant par cette journée si fraîche et si plaisante, j’ai pris la liberté de m’égarer. Ciel, me serai-je donc perdu ? Il me semblait aussi que ce lieu m’était peu familier.

    Et il sourit. Que pouvait-il bien faire d’autre ?
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MessageSujet: Re: Hantée par ses souvenirs [ Libre ]   Mer 27 Fév - 14:25

Guère surprise par la remarque de Gabriel, Hell tourna la tête vers lui quand il commença ses explications. Il avait toujours été comme ça, et cela ne changerait probablement pas. Hell ne s'y était pas encore habituée, certainement parce que sa vision des choses n'était pas la même que la sienne. Lui, désirait se montrer toujours courtois, elle, n'en voyait pas l'intérêt vu la situation dans laquelle tout deux se trouvait. A quoi bon être poli quand chaque rencontre en vient toujours aux mains ou à de la pure provocation?

Il se courba pour ainsi la saluer. Les yeux de Hell se baissèrent pour l'accompagner dans son mouvement. L'arrêter dans ses explications ne servirait à rien puisque cela serait prétexte à ce qu'il en donne de nouvelles. Gardant donc le silence, Hell l'observa tout au long de son monologue. La façon dont il parlait témoignait de l'époque à laquelle il était né. Il vivait avec son temps, mais la courtoisie représentait pour lui quelque chose d'ineffaçable, sans aucun doute, vu l'importance qu'il portait à cette dernière.

Il en vint ensuite à la question de Hell. Il n'avait pas tord, elle était évidente, mais elle préférait se croire dans l'ignorance plutôt que de s'offrir à une tentation, maintenant beaucoup trop présente. Visiblement, cela semblait amusé Gabriel, qui était l'unique acteur de cette pièce. La réponse qu'il donna aurait très bien put amusé Hell, mais l'effet fut contraire.

Ses sourcils se froncèrent et les traits de son visage se durcirent. Elle se pensait convaincante, mais Gabriel la connaissait trop bien pour savoir que tout ça n'était que pure fiction et ne servait qu'à masquer ses réelles impressions. La jeune femme ne savait que dire. Son regard était planté dans celui de son interlocuteur, mais aucun mot ne venait. Destabilisée, Hell tourna la tête, estimant que s'était ainsi mieux pour elle. Sa haine prenait sans cesse de l'ampleur. Elle en voulait, en plus à Gabriel, à elle-même. Rendue faible et aveugle par un homme, et qui plus est, par un vampire, représentait la pire trahison aux objectifs qu'elle s'était fixée depuis qu'elle traquait ces individus.

Elle lâcha quelques mots, malheureusement consciente qu'ils susciteraient de la curiosité chez Gabriel et qu'il s'en servirait par la suite.


" Ca ne m'amuse pas Gabriel..."

Son ton, cette fois, prit une toute autre allure. Elle était agacée et nerveuse et cela se voyait, aussi bien dans ses dires que dans son attitude.

Elle avait bien envie de lui coller son poing dans la figure, mais l'occasion ne s'était pas encore réellement présentée. Passer pour une faible était la pire des choses pour quelqu'un comme Hell. Elle qui renvoyait une image de quelqu'un avec de l'assurance, du tact, de l'autorité perdait toutes ses capacités en présence de Gabriel. Bien sûr, quand cela dérapait, s'était simplement parce que ce dernier semblait prendre un peu trop de plaisir à tourmenter Hell. Elle était patiente, mais il y avait des limites que Gabriel semblait aimé transgresser.


" Tu n'as rien d'autre de mieux à faire que de venir ici? " demanda t-elle en le regardant avec un air interrogatif. Là encore, la réponse étant évidente. Gabriel lui ferait peut-être remarquer, comme souvent.

Il savait très bien comment cette nouvelle rencontre se terminerait, alors pourquoi venait-il, si ce n'est pour provoquer Hell et engendrer quelque chose de plus physique? Non pas qu'elle n'aimait pas en passer aux mains, au contraire, mais s'en prendre à l'homme dont on est amoureuse n'est jamais une partie de plaisir. Et pour Hell, s'est aussi le cas, même si à première vue, elle parait dénuée de coeur et de logique.


" Tu ferais mieux de t'en aller. Je suis fatiguée et j'ai aucune envie de m'amuser avec toi... "

Un avertissement qui serait peut-être prit à la légère? Hell n'en serait pas étonnée si s'était le cas. Enfin, elle n'en viendrait pas aux mains tant qu'il ne réduirait pas la distance qui les séparaient. Cette dernière lui donnait un sentiment de protection, certes superficielle, mais qui avait un effet rassurant.

Elle le regarda avec obstination, paraissant pour la première fois convaincante et sérieuse. Enfin, en même temps, l'effet visible chez Gabriel n'était jamais celui voulu. La preuve...Combien de fois ils s'en étaient prit physiquement l'un à l'autre?
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MessageSujet: Re: Hantée par ses souvenirs [ Libre ]   Mer 27 Fév - 15:36

    - Mais rien ne t’amuse.

    En s’exprimant dans une neutralité qui ne lui était pas coutumière, Gabriel était pourtant persuadé d’avoir raison, et il aimait à le faire ressentir tel que lui le ressentait. Plus rien n’amusait les hommes, plus rien, pas même la mort. Blasé de tout, et de n’importe quoi, rien ne leurs plaisait rien ne les satisfaisait jamais. A croire que l’Humanité était passée de volonté de sagesse à passivité accablante et finalement navrante. Les mortels n’aimaient rien, mais enviaient tout. C’était là aussi la différence fondamentale dans la vie de Gabriel. Il vivait dans son monde, un monde où un simple détail lui plaisait, le complaisait même. Il s’amusait de tout, elle ne s’amusait de rien. Gabriel avait parfois un peu de peine en songeant à l’existence de Hell. Ce n’était vraisemblablement pas son problème mais Gabriel ne se souciait pas de ces barrières morales. En revanche, il ne démordait pas de l’idée que l’Humanité était sur sa décadence.

    - Rien n’amuse les hommes.

    A l’époque où il était né, la vie était foncièrement difficile, et il avait conscience que les années encore antérieures à cette période était bien pires, en revanche, les hommes dits « contemporains » n’en avaient pas conscience. Ils passaient tant de temps à se plaindre, à se lamenter à chercher mieux et encore davantage qu’ils en oublient le progrès actuel. Posséder le mieux. Tout homme était conduit par la convoitise, il ne fallait plus s’étonner de rien, mais Gabriel aimait s’étonner de tout. Il ne voulait rien faire comme les autres, il voulait voir le monde d’une façon différente, il voulait vivre une vie autre que celle connue ou méconnue. Il voulait voir les inconnus, toutes ces choses dont il ne connaissait pas encore le nom mais qui se terraient quelque part. Gabriel Linderman ? Avide de savoir, de voyage, de connaissance et d’apprentissage, ouvert à tout et en même à rien, libre et indépendant, mais prisonnier et attaché. Thèse et antithèse des vampires et des hommes à la fois, Gabriel était une distraction pour les hommes, et une lucidité pour les vampires.

    Il ne préféra pas développer sous peine d’en arriver encore à un grand monologue qu’elle dédaignera sans plus de considération. Quelque chose qui aurait pu ressembler à « Vous pensez avoir tout vu, tout connu, tout vécu, alors que vous ignorez davantage de choses que vous n’en connaissez » en marquant nécessairement une différence entre les mortels et les immortels, car la vision en était nécessairement bouleversée. Difficile pour un vampire de se dire que la fin est proche, car même si elle est imminente, il pouvait garder la certitude qu’elle n’était pas nécessairement prochaine. Gabriel vivait depuis plus de deux siècles, et il en avait appris des hommes, principalement parce qu’il avait vu d’autres époques, d’autres maux, d’autres mentalités, et d’autres sociétés. Le monde contemporain se résumait, selon lui, par le mot « insatisfaction », mais il se gardait d’en parler car on ne devait jamais être sérieux, pas même quand on avait plus de deux cents ans.

    N’avait-il rien de mieux à faire ? Sans doute que non, sans quoi il ne serait certainement pas là. Et il n’avait pas non plus envie de s’en aller. Il aurait aimé s’exécuter, mais il n’était asservi par rien ni personne et pourquoi devrait-il quitter cet endroit alors qu’il s’y plaisait tant ? Il ne lui accorda pas de réponses sur le fait, se contentant d’émettre un léger sourire qui annonçait en quelques sortes les réponses qui allaient probablement s’en suivre. Autant il pouvait souvent développer longuement pour désire une petite idée, simple et fragile, autant il pouvait ne rien dire ou seulement quelques mots, peu de choses pour un essentiel, mais c’était sa façon de sortir des « conventions », des habitudes, et de ce que l’on nommait consciemment la « normalité ». Cependant, il eut une réplique, une réplique et une seule :

    - Pourquoi me rendrai-je dans un lieu où tu ne pourrais me voir ?
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Hell Clarks

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MessageSujet: Re: Hantée par ses souvenirs [ Libre ]   Mer 27 Fév - 16:44

Gabriel avait totalement raison, rien ne l'amusait. Après avoir assister au massacre d'un orphelinat tout entier, Hell avait garder une humeur morose, qui avait finit par s'étaler sur ses habitudes de vie. Elle n'avait pas de loisirs, le seul étant la chasse aux vampires. Sortir et faire la fête étaient des situations auxquelles elle n'avait jamais participer, ou peu souvent du moins. La vie ne lui ferait aucun cadeau, elle l'avait bien comprit. C'est aussi pour cela qu'elle destine toute sa vie à la traque, ainsi, elle se sent utile et c'est important pour elle. Participer à l'avenir de l'humanité, elle considère que c'est bien plus important que sa petite pomme. Condamnée à une vie rythmée par la violence, elle se rassure avec des hypothèses menant toutes à un résumé bien précis.

Hell regardait Gabriel, sans vraiment le regarder. Ses pensées se bousculaient tellement dans sa tête qu'elle ne s'entendait même plus respirer. Il y avait bien longtemps qu'elle ne s'apitoyait plus sur son sort, mais cette plaie avait toujours été ouverte, et le fait que quelqu'un vienne le lui rappeler provoquait en elle quelque chose d'inexplicable. Elle même n'aurait put trouver de mot capable de décrire ce qu'elle avait ressentit à ce moment-là.

Elle effaça la réponse de Gabriel de son esprit. Son point faible était déjà difficile à supporter, et il le serait encore plus s'il venait à être découvert.

Son silence était si parfait qu'il en devint morbide. Elle ne prenait même pas la peine de regarder Gabriel. S'était comme si elle lui en voulait, et peut-être qu'au fond, s'était vrai. Elle éprouvait une certaine rancoeur à son égard, mais pouvait-elle réellement lui en vouloir de dire la vérité? Elle était en droit de ne pas voir l'utilité de passer sa vie en boîte de nuit ou dans des bars miteux avec pour simple but de s'amuser, Gabriel lui, par contre, ne pouvait se permettre de juger. Il ne connaissait qu'une partie de la vie de Hell, celle qui se restreint à la chasse et à la traque des vampires. Son passé lui est inconnu et qu'il le veuille ou non, Hell est vouée à cette principale occupation. Son choix a tout simplement été fait. Elle aurait put ignorer le massacre de l'orphelinat, mais comment vivre normalement après avoir vu tant de souffrance et de violence?

Il répondit à sa question par une autre. Elle, continuait de le regarder, sans dire un mot.

Le silence se prolongea pendant quelques secondes enfin, avant qu'enfin Hell ne se décide à le briser.


" Pourquoi es-tu incapable de faciliter les choses? Tu viens ici...dans quel but? Si ce n'est celui de me provoquer? "

Hell soupira légèrement en signe d'incompréhension. Elle ne voulait pas que Gabriel croit que sa présence lui était désagréable, car elle était loin de l'être, mais le problème n'était pas là. Hell n'assumait pas ses sentiments et ainsi, elle se sentait forcée d'agir violemment ou du moins, avec très peu d'affection si ce n'est aucune.

Leur relation était basée sur la provocation et tout ce qui s'en suit, mais jusqu'à quand cela durera t-il? Non pas que cela déplaise à Hell, puisque la provocation faisait partie intégrante de son caractère, mais la tentation était de plus en plus forte et si dégradante aux yeux de notre demoiselle. Si l'un d'eux était tué, cela mettrait un terme à toutes ses difficultés morales, elle le savait plus que quiconque. Mais l'un ni l'autre en était capable.

Elle quitta le mur sur lequel elle était appuyée, faisant face à Gabriel. La distance qui les séparait était raisonnable. Elle le regarda, avec son habituel air froid et distant, tandis qu'un sourire vint se tracer sur le coin de ses lèvres. Faire abstraction de ses sentiments elle en était capable, bien que se soit temporaire.

Elle prit la parole, trouvant enfin une échappatoire à cette infernale discussion. La violence, activité que Gabriel et Hell pratiquaient souvent ensemble. L'occasion était trop bonne pour qu'elle la laisse passer. Et puis, après tout, Hell s'était bien ça...La violence, la surprise, le tact. Qui aurait put croire qu'à cet instant, notre belle chasseuse aurait une fougueuse envie de se battre? Rien que pour faire payer à Gabriel ses quelques phrases hautaines et infondées...?


" Mais si tu tiens vraiment à ce que ton joli visage fasse la rencontre du mur de ma chambre, je peux t'y aider..."
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